Publicité pour les jeux d'argent au Royaume-Uni : Le gouvernement rejette l'interdiction des partenariats sportifs

Lord Foster of Bath demande à nouveau des règles plus strictes sur la publicité pour les jeux d'argent dans le sport et la lutte contre l'utilisation illégale des données. Malgré ses efforts, son amendement à la Chambre des Lords a été rejeté le 15 juillet.
Une nouvelle tentative de réforme des lois sur les jeux d'argent au Royaume-Uni a échoué à la Chambre des Lords. Lord Foster of Bath, critique de longue date de la publicité pour les jeux de hasard, avait introduit deux amendements le 15 juillet dans le cadre du Sporting Events Bill. Ceux-ci visaient à interdire la publicité pour les jeux d'argent dans les enceintes sportives et à empêcher l'utilisation de données par des opérateurs de paris non autorisés. Cependant, le gouvernement a rejeté ces propositions.
Ce débat met en lumière les tensions persistantes entre les partisans d'une réforme et la politique gouvernementale actuelle au Royaume-Uni. Malgré des points d'accord dans la lutte contre le marché noir, les avis restent partagés sur la réglementation de la publicité et du sponsoring lors des événements sportifs.
Chiffres et faits
Lord Foster a souligné la taille énorme du marché des jeux d'argent, en particulier lors des événements sportifs mondiaux. Il a cité le chiffre de 500 milliards de dollars américains, dépensés en paris pour la seule Coupe du Monde de la FIFA. Ce montant illustre l'immense volume financier transitant par le secteur international des paris sportifs. Les Libéraux-Démocrates, menés par Foster, tentent depuis longtemps d'imposer des modifications législatives pour freiner la publicité et le sponsoring des jeux d'argent dans le sport. L'année dernière, le député Lib Dem Max Wilkinson avait échoué dans une tentative similaire en essayant d'amender le Football Governance Bill.
« La ministre est, à juste titre, désespérément impatiente de faire quelque chose contre les jeux d'argent illégaux. Je le souhaite également, mais je veux aussi agir contre les ravages que les jeux d'argent causent dans ce pays. La solution est très simple, et c’est ce que mon amendement prévoit concrètement. Il stipule que nous devrions rendre illégal le fait pour quiconque d’utiliser les données d’entreprises s’il ne dispose pas d’une licence ; c’est une solution très simple qui rendrait beaucoup plus facile les poursuites contre ceux qui n’en ont pas. » - Lord Foster of Bath, Pair Libéral-Démocrate
Baroness Twycross, ministre des Jeux d'argent au sein du ministère de la Culture, des Médias et des Sports (DCMS) et présidente de la toute nouvelle Illegal Gambling Taskforce, a demandé à Lord Foster de retirer son amendement. Bien qu'elle se soit dite prête à lutter contre les jeux de hasard illégaux, elle n'a pas vu de besoin immédiat d'intervenir concernant l'utilisation des données par des opérateurs non agréés. Le gouvernement maintient le Gambling Act de 2005 comme législation principale et applique actuellement les recommandations du livre blanc de révision du Gambling Act de 2023.
Contexte
Le gouvernement britannique reste réticent à intervenir dans les accords commerciaux de parrainage et de publicité. Le débat à la Chambre des Lords souligne les tensions politiques persistantes au Royaume-Uni concernant la réglementation des jeux de hasard. Alors que le gouvernement vise principalement à lutter contre les jeux illégaux, les partisans de la réforme préconisent une approche plus globale qui prend également en compte l'impact sociétal de la publicité pour les jeux d'argent légaux. L'Illegal Gambling Taskforce, dirigée par Baroness Twycross, vise à interdire les partenariats de jeux non autorisés dans le sport. Cette mesure indique que le gouvernement reconnaît lui aussi des lacunes dans la réglementation actuelle, mais uniquement pour les opérateurs illégaux. Les discussions futures pourraient prendre un nouvel élan si Andy Burnham, potentiellement le prochain Premier ministre, se montre plus favorable à des réformes plus strictes des jeux d'argent.
Pourquoi c'est important pour les joueurs allemands
Pour les joueurs allemands, le débat britannique offre une comparaison intéressante, car la publicité sur les jeux d'argent et la protection des joueurs sont également des sujets majeurs ici. Avec le traité d'État sur les jeux d'argent 2021 (GlüStV 2021), des règles strictes ont été introduites en Allemagne. Quiconque souhaite jouer légalement en ligne en Allemagne doit se conformer à la liste blanche de l'Autorité commune des jeux d'argent des États fédérés (GGL). Cette liste comprend tous les fournisseurs agréés qui respectent la réglementation en vigueur. Celle-ci comprend une limite de mise de 1 euro par rotation sur les machines à sous et une limite de dépôt mensuelle de 1 000 euros, contrôlée via le système de surveillance central LUGAS. Les joueurs qui choisissent consciemment ces offres réglementées bénéficient d'une protection nettement plus élevée qu'avec des opérateurs non autorisés. Le débat britannique montre à quel point il est difficile, même sur des marchés de jeux d'argent matures, de concilier protection des joueurs et intérêts commerciaux.
Ce que cela signifie pour les casinos agréés par la GGL
Les casinos agréés par la GGL en Allemagne doivent respecter des directives publicitaires nettement plus restrictives qu'au Royaume-Uni. Des partenariats sportifs agressifs, tels qu'évoqués au Royaume-Uni, ne sont pas envisageables sous cette forme en Allemagne. La GGL surveille de près le respect de ces règles. La publicité doit être clairement identifiable comme telle, ne doit pas s'adresser aux mineurs et ne doit pas encourager le jeu excessif. La réglementation allemande a été conçue dès le départ pour créer un marché régulé qui donne la priorité à la protection du joueur. Il s'agit d'une différence fondamentale avec l’approche britannique, où la réglementation n'est souvent adaptée que sous la pression politique.
Sources et lectures complémentaires
- Autorité conjointe des jeux de hasard des Länder allemands (GGL): gluecksspiel-behoerde.de
- Liste blanche des opérateurs en ligne autorisés: GGL-Whitelist
- Ligne d'aide contre l'addiction au jeu de la BZgA: 0800 1 372 700 (gratuit, anonyme, 24/7)
- Méthodologie éditoriale: Charte éditoriale Lustich.de
Les jeux d'argent peuvent créer une dépendance. Jouez de manière responsable. Aide et conseils au 0800 1 372 700 (BZgA, gratuit et anonyme).





